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Usage abusif du nom d’Ensemble à Gauche

vendredi 1er novembre 2019

Le Parti du Travail se devait dénoncer une usurpation éhontée du nom « Ensemble à Gauche » dans la mesure où, même si nous ne souhaiterions pas accorder plus de place qu’elles ne le méritent à de telles polémiques, ladite usurpation est susceptible d’induire les citoyens en erreur.

On trouve en effet, dans la brochure officielle pour les votations du 24 novembre 2019, une prise de position faite au nom d’Ensemble à Gauche. Cette prise de position est abusive et ne représente pas Ensemble à Gauche. Ensemble à Gauche est en effet, de par ses statuts, une coalition formée de trois composantes – le Parti du Travail, solidaritéS et le DAL – devant prendre toute décision engageant la coalition à l’unanimité des trois composantes. De telles décisions ne peuvent pas être prise par l’une des trois composantes seulement, ni par qui que ce soit d’autre. La coalition Ensemble à Gauche ne s’est plus réunie depuis des mois, du fait d’une obstruction de la part de solidaritéS, au nom d’un acharnement injustifiable contre quatre élu-e-s au Conseil municipal qui furent leurs membres avant de nous rejoindre (et cela même s’ils ont été obligés de reconnaître leurs torts envers Maria Pérez lors d’une séance de conciliation au tribunal de Prud’hommes dans un communiqué public, sans que cela change quoi que ce soit à leur comportement). En tout cas, depuis le début de ce véritable lock out, la coalition Ensemble à Gauche n’a valablement pris aucune décision (puisqu’elle ne s’est plus réunie !). Aussi, toutes les déclarations, communiqué et prises de position faites au nom d’Ensemble à Gauche (par des membres de solidaritéS, évidemment) l’ont été abusivement.

Outre le fait qu’elle ne puisse pas valablement être celle d’Ensemble à Gauche, la prise de position portant abusivement cette dénomination dans la brochure officielle pour les votations du 24 novembre porte atteinte à l’image de notre Parti, puisqu’elle laisse accroire que la coalition entière dont notre Parti est membre (et donc notre Parti aussi) serait favorable à la loi modifiant les limites de zones au Petit-Saconnex (lieu dit « Les Crêts »). Or, le Parti du Travail a pris position clairement contre ce projet. En effet, bien que nous ne soyons pas opposés à l’urbanisation, celle-ci doit se faire d’une façon à assurer une réalisation conforme à la qualité de vie pour les habitant-e-s et la préservation des espaces verts et du patrimoine architectural. Or il se fait que plusieurs projets de la sorte ont débouché sur une réalisation n’ayant que peu à voir avec ce qui avait été présenté devant le Conseil municipal, et débouchant sur du bétonnage massif, la destruction d’espaces verts, et l’abattage d’arbres à large échelle. Ce type d’urbanisation « à la tronçonneuse » n’a suscité qu’une colère trop justifiée des habitant-e-s, une colère que notre Parti partage. Nous militons pour une ville qui soit vivable ; nous ne voulons pas d’une jungle de béton, pour le seul profit des promoteurs.

Nous pensons utile d’attirer l’intention du public sur un extrait du communiqué de presse du DAL, tout comme nous composante d’Ensemble à Gauche, daté du 30 octobre 2019 :

"Par ailleurs, le DAL souhaite apporter quelques précisions concernant des articles publiés dans la presse cette semaine. Il faut savoir que notre mouvement n’a pas été consulté au sujet des désistements de Jocelyne Haller et de Jean Burgermeister qui ont permis l’élection de Stefanie Prezioso. Ces décisions ont été validées le 21 octobre 2019 par SolidaritéS. Le DAL tient également à souligner qu’il a toujours défendu l’unité au sein d’Ensemble à Gauche. Il ne peut donc que regretter les divergences qui ont conduit à une rupture entre deux de ses composantes. Désunie, la gauche de la gauche voit ses chances d’obtenir le quorum de 7% en Ville de Genève amoindries, d’autant plus que la dernière coalition a perdu deux sièges lors des élections municipales de 2015. Or, la présence de forces à la gauche des Verts et du PS est nécessaire pour défendre les acquis sociaux, préserver les services publics, promouvoir la diversité culturelle et agir face à la crise climatique."

Ce communiqué de presse visait entre autres à réctifier une vision faussée qui a circulé…suite au communiqué envoyé le 21 octobre par solidaritéS, au nom d’Ensemble à Gauche (solidaritéS, DAL), faisant croire que solidaritéS et le DAL s’étaient réunis en Assemblée générale commune, qui a approuvé le désistement de Jocelyne Haller en faveur de Stéphanie Prezioso-Batou et donné un mot d’ordre pour le deuxième tour de l’élection du Conseil des Etats au nom des deux composantes. Ce type de méthodes ne nous surprend pas venant de solidaritéS. Mais, de ce fait, solidaritéS a brisé la coalition qu’est Ensemble à Gauche, et n’a plus aucun droit de parler au nom de ladite coalition (avec qui sont-ils ensemble, si ce n’est Ensemble tout seuls ?)

Du fait de cette division – dommageable et que nous regrettons – voulue par solidaritéS, nous nous voyons obligés d’apporter quelques précisions sur l’usage de la dénomination « Ensemble à Gauche ». Puisque la coalition n’a plus d’existence politique autre que sur papier, personne ne peut légitimement s’en prévaloir ou agir en son nom. Les groupes parlementaires au Conseil municipal de la Ville de Genève et au Grand Conseil continuent de porter ce nom jusqu’à la fin de législature, mais ne peuvent légitimement s’en servir que dans le cadre de leur activité strictement parlementaire. Le groupe parlementaire au Grand Conseil ne peut en particulier pas se substituer à la coalition ou à une sorte de parti (puisque précisément il n’est rien de plus que ce qu’il est, à savoir un groupe parlementaire). Tout autre usage de la dénomination Ensemble à Gauche – prises de positions, soutien à des initiatives ou à des référendums, communiqués de presse portant sur des objets extra-parlementaires, éventuels dépôts de listes électorales portant cette appellation – serait clairement abusif et mensonger, et nous nous verrions obligés de faire usage de tous les moyens légalement nécessaires pour faire valoir nos droits le cas échéant.

Pour le Parti du Travail

Alexander Eniline

Président

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