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Communiqué du Parti du Travail du 28 Juillet 2019

APPEL pour des campagnes électorales unitaires entre les forces politiques de la gauche radicale

dimanche 28 juillet 2019

APPEL pour des campagnes électorales unitaires entre les forces politiques de la gauche radicale

Ensemble à Gauche est, selon ses statuts, une coalition formée de 3 composantes où les décisions se prennent à l’unanimité dans le cadre d’une assemblée générale valablement convoquée. Or, depuis plusieurs mois, solidaritéS refuse la tenue d’une quelconque réunion Ensemble à Gauche, tout en continuant à communiquer au nom d’Ensemble à Gauche, sans consulter les autres composantes, mais en contrôlant et en se réservant l’usage exclusif du site internet EàG, sa page Facebook et sa newsletter.

Dernier épisode en date, après l’épisode brutal de la rétention des jetons de présence de certaines élues du Parti du Travail, le dépôt par SolidaritéS de listes électorales au nom d’Ensemble à Gauche en usurpant un nom qui appartient uniquement aux trois composantes réunies.

Pour que les composantes de la gauche combative se donnent véritablement les chances d’être représentées dans les institutions nationales et locales, elles devraient mener des campagnes électorales sous le signe du respect et de la coopération mutuelle. Les électrices et les électeurs et toutes les personnes qui agissent dans les mouvements sociaux pour des changements profonds en faveur de l’égalité, de l’environnement, contre l’exploitation et l’oppression n’attendent rien de moins de la part des partis politiques qui défendent ces causes dans les institutions.

Dans ce sens, il serait particulièrement destructeur pour les forces de la gauche radicale que l’une des composantes d’Ensemble à Gauche doive recourir à la justice afin de se défendre de la volonté hégémonique de l’un de ses partenaires ou en cas d’usurpation de nom.

C’est pourquoi le Parti du Travail invite solidaritéS à enfin accepter de fonctionner selon les statuts souscrits par les composantes d’EàG et de cesser entre autre ses prétentions hostiles et dénuées de fondement envers les 4 ancien.ne.s élu.e.s de solidaritéS ayant rejoint le Parti du Travail le 15 octobre 2015, suite à leur mise en cause du fonctionnement interne de l’organisation. Le communiqué par lequel les dirigeants de solidaritéS ont admis des dysfonctionnements de l’organisation, notamment liés à du sexisme structurel, aurait dû constituer le point final d’une affaire qui n’est pas à l’honneur d’une formation de gauche progressiste, mais les dirigeants de solidaritéS s’obstinent à continuer la guerre en inventant une nouvelle règle qui n’a jamais existé et qui voudrait que les camarades aujourd’hui membres Parti du Travail doivent continuer à verser de l’argent à leur ancienne organisation. Il y a plusieurs contre-exemples à cette affirmation, dont un plus notable ayant précisément profité à solidaritéS pendant 4 ans et demi pour un montant avoisinant les 70’000 francs.

Le Parti du Travail invite solidaritéS à ne plus agir en cavalier seul au sein d’une coalition qu’il utilise à son gré comme une pure façade. Il lui incombe d’assumer ses responsabilités comme membre à part entière d’une coalition de forces politiques différentes et toutes indispensables pour offrir un minimum de réponses crédibles aux défis politiques et sociaux que nous partageons très largement au sein de notre coalition.

Pour ce qui concerne la question du sous-apparentement des listes pour le Conseil national, que solidaritéS demande et ce pourquoi une rencontre a été prévue, Le Parti du Travail (PdT), membre de la coalition Ensemble à Gauche (EàG) accepte de signer le sous-apparentement avec les 4 listes d’EàG déjà déposées par solidaritéS pour les élections fédérales, tout en condamnant fermement les pratiques abusives de solidaritéS, par gain de paix et afin d’éviter une dispersion des voix et une rupture aux conséquences dommageables pour la cause pour laquelle nous luttons.

Nous tenons toutefois à dire que nous ne le faisons pas « inconditionnellement », et qu’une unité quelconque de la gauche radicale n’est possible que dans des conditions d’un minimum de respect mutuel, de bonne foi et de respect des règles communes (des règles qui existent effectivement, pas des pseudo-règles inventés au fur et à mesure par certains selon ce qui les arrange sur le moment). Si nous sommes toujours d’accord pour une collaboration honnête, nous n’accepterons en aucun cas la méthode des coups de force et les prétentions hégémonistes de certains de nos alliés.

Nous invitons solidaritéS à enfin accepter de tenir des réunions communes avec les composantes d’EàG afin de coordonner nos efforts en vue des élections fédérales d’octobre 2019 et municipales de mars 2020, conformément aux dispositions prévues par les statuts d’EàG, sous peine de conséquences dommageables dont ils assumeraient le cas échéant l’entière responsabilité, et qui ne profiteraient qu’à nos adversaires politiques.

Pour le Parti du Travail

Alexander Eniline

Président

Maria Pérez

Cheffe de groupe EàG au Conseil municipal de la Ville de Genève

Tobia Schnebli

Conseiller municipal

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