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On peut tuer un homme, mais pas ses idées

Hommage à Thomas Sankara pour les 30 ans de son assassinat

mardi 3 octobre 2017

Le dimanche 15 octobre, dès 17h00

A la salle du Cercle du Mail

25 Rue du Vieux-Billard, 1205 Genève

18h00 : Débat sur Thomas Sankara et son héritage, avec : Bernard Founou, économiste politique, directeur de recherche au Forum du Tiers Monde et l’un des plus proches collaborateurs de Samir Amin, fondateur et directeur de ce forum ; Florian Rochat, ancien directeur du CETIM ; Alexander Eniline, président du Parti du Travail ; Tiemoko Traoré, militant du Parti du Travail

Concert : Sibiri Ouattara

Repas : poulet maffé, riz, bananes plantain (10,- la portion) Boissons à prix populaires

Venez nombreux

Coorganisé par le Parti du Travail et le CETIM

Thomas Sankara, un révolutionnaire d’hier pour inspirer les luttes d’aujourd’hui Né en 1949 à Yako, en Haute-Volta, le nom donné par la France à son ancienne colonie, Thomas Sankara a été porté à la tête de son pays suite à un soulèvement de jeunes officiers. Il en est devenu le président, en changea le nom en Burkina Faso et dirigea avec courage et audace un vaste mouvement de « révolution démocratique et populaire », au grand dam des impérialistes et néocoloniaux. Un complot international s’organisa pour l’éliminer : il est mort assassiné le 15 octobre 1987 sous les balles de soldats de la garde présidentielle, commandés par Gilbert Diendéré, un proche de Blaise Compaoré, qui prit alors sa place pendant 27 ans avant d’être enfin chassé du pouvoir, fin 2014, par un soulèvement populaire.

Lors de ce récent chamboulement, une image enthousiaste de Thomas Sankara refit largement surface, y compris parmi les jeunes qui ne l’avaient pas connu de son vivant. Sa personnalité reste très prisée sur le continent africain et ailleurs : des T-shirts à son effigie ont fait leur apparition, des artistes de toute discipline s’en inspirent, la jeunesse s’en réclame de plus en plus... Transformer cette popularité en une appropriation progressive plus approfondie de sa pensée et des leçons de son action, de ses échecs et de ses réussites reste cependant de la plus grande actualité.

Car, en réalité, Thomas Sankara était un précurseur des luttes d’aujourd’hui. Sur deux thèmes centraux, on peut même dire vitaux de notre époque, la préservation de la planète et la lutte contre la dette illégitime, que l’on veut faire supporter par les peuples.

Plus encore, Thomas Sankara portait haut la voix des opprimés dans les instances internationales, redonnant fierté à son peuple, rappelant sans cesse l’oppression que subissaient les Noirs d’Afrique du Sud et les Palestiniens, avec la complicité des puissances occidentales, dénonçant sans répit l’impérialisme

***

Lorsqu’on demandait à Sankara ce qu’est la démocratie, il répondait : « La démocratie est le peuple avec toutes ses potentialités et sa force. Le bulletin de vote et un appareil électoral ne signifient pas, par eux-mêmes, qu’il existe une démocratie. Ceux qui organisent des élections de temps à autre et ne se préoccupent du peuple qu’avant chaque acte électoral, n’ont pas un système réellement démocratique. Au contraire, là où le peuple peut dire chaque jour ce qu’il pense, il existe une véritable démocratie, car il faut alors que chaque jour l’on mérite sa confiance. On ne peut concevoir la démocratie sans que le pouvoir, sous toutes ses formes, soit remis entre les mains du peuple ; le pouvoir économique, militaire, politique, le pouvoir social et culturel. » Extraits de l’introduction de recueil de textes de Thomas Sankara édité par le CETIM.

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