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Discours prononcé par Xavier Lany, trésorier du Parti du Travail, lors de la commémoration du 9 novembre 1932

jeudi 5 décembre 2013

L’importante présence de ce soir témoigne de notre volonté et notre fidélité d’honorer nos camarades tombés le 9 novembre 1932.

Courageux, ils n’on pas hésité à descendre dans la rue afin de contrer une réunion provocatrice des fascistes. Face à cette provocation nos camarades mobilisés en grand nombre et conduits par leurs profondes convictions, celles qui font ignorer la peur ont fait face d’une l’armée au service de la bourgeoisie.

Il faut rappeler le contexte politico-économique de l’époque. La crise financière des années 30 qui avait échappé jusqu’alors à la Suisse se répandait avec son lourd tribut de chômage et de misère.

Face à cette destruction sociale orchestrée par les élites bourgeoises le peuple s’est fort heureusement mis en mouvement. Cette indispensable confrontation qui n’a pas manqué de provoquer sang drames et larmes est l’une des bases de l’appropriation par le peuple d’acquis sociaux légitimes mais remis en question aujourd’hui.

Derrière un consensus d’idées trompeuses savamment distillée par les médias ne nous sommes nous pas laissés bercer par des promesses de bien-être et de progrès sociaux que l’on nous faisait croire infinis voire inaliénables ?

Il faut se rendre à l’évidence. Rien n’est jamais acquis face à une oligarchie cupide et organisée de manière à désunir toute opposition par des manœuvres aussi hideuses que perfides dans lesquelles ils excellent.

Ils nous faut donc reprendre les vertus de courage et de conviction absolue de nos camarades martyres de ce temps et nous remettre au combat.

C’est donc un appel à un réveil courageux que nous faisons notamment en direction des jeunes qui apparaissent absents voire ignorants de la chose politique et des essentiels apports de forces qu’elle implique.

Il est en effet hors de question de se faire voler des acquis obtenus dans la souffrance sans réagir. Comme nous le savons l’histoire bégaie et les rapports de force politico-financiers actuels laissent poindre les affres des années 30.

Unissons-nous autour de vrai valeurs de changement sans nous laisser entraîner dans des clivages orchestrés par la classe possédante afin de nous diviser.

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