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COMMUNIQUE DU PARTI DU TRAVAIL POUR UNE ASSURANCE MALADIE ET ACCIDENTS CANTONALE !

dimanche 23 septembre 2018

En 2017, le Parti du Travail déposait l’initiative « Pour une caisse d’assurance maladie et accidents genevoise publique à but social » avec plus de 14’000 signatures. « Au niveau national, le parlement fédéral est à la botte des lobbyistes des assureurs » constate Salika Wenger, députée, « C’est pourquoi, le Parti du Travail a proposé un changement au niveau du canton. ». Mais jeudi soir, le Grand Conseil Genevois s’est prononcé contre la proposition, seuls les élu.e.s d’Ensemble à Gauche ont soutenu l’initiative. « On se demande si les parlementaires genevois défendent les assurances ou la population. » s’inquiète Salika Wenger « Heureusement, le Peuple aura le dernier mot ! »

Pour le Parti du Travail, la situation actuelle devient totalement intolérable avec des primes en constantes augmentation. « Le prix des assurances maladies sont insoutenables pour les jeunes, les familles, les retraités et les travailleurs ! » note la députée. C’est pourquoi, le Parti du Travail a proposé une solution de rupture : une caisse d’assurance maladie et accident genevoise publique à but social.

Cette caisse cantonale à but social a de nombreux avantages économiques. Tout d’abord, n’étant pas liée à un groupe à but lucratif, elle n’a pas comme objectif de réaliser des profits sur le dos des personnes ayant besoin de soins et de médicaments. De plus, cette caisse ne fait pas de publicité, ce qui évite des dépenses inutiles.

Autre avantage, l’Etat peut ainsi assurer par ce biais ses employés et fonctionnaires. Elle permet aussi au canton d’y affilier les assurés défaillants ou non couverts. En 2017, le canton a déboursé plus de 300 millions de francs de subsides aux personnes ne pouvant pas payer leurs primes d’assurance maladie. « Il serait logique que cet argent n’aille pas dans la poche d’assureurs privés, réticents à rembourser les soins qu’ils doivent rembourser, mais à une institution publique et sociale » explique la députée. « De plus, depuis plusieurs années, les salariés genevois ont payé 463 millions en trop, lesquels n’ont toujours pas été remboursés ! »

En effet, plusieurs années de suite, les assurés de sept cantons ont payé deux-milliards de primes en trop. Pendant ce temps, ces mêmes assureurs n’en n’ont pas moins infligé aux genevois des hausses records de primes 4,5% de plus en 2017 et cette année encore 3%. « C’est trop compliqué de rendre l’argent, mais facile de se servir dans la poche des assurés ! » se scandalise Salika Wenger « Il est urgent de balayer ce système d’assurance pour le remplacer par un système de santé public et social. » L’initiative se veut un premier pas.

Certes, la caisse n’aurait en tant que telle pas une portée révolutionnaire, ni ne constituerait un remède miracle, dans la mesure où elle laisserait intact le système mal ficelé de la LAMal mais, elle constitue déjà en tant que telle un progrès. D’autre part, elle pourrait servir de premier pas décisif vers une réforme digne de ce nom du système de santé de notre pays. Avec son initiative pour une caisse maladie publique cantonale genevoise à but social, le Parti du Travail se place à l’avant-garde du combat pour un système de santé entièrement public et social, plus nécessaire que jamais.

Parti du Travail (EaG)

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